Créer un blog de Photographies « pour les nuls »

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By photographe, 27/08/2009

Depuis quelques années, votre passion pour la photographie s’est développée et vous commencez à avoir une belle collection d’images. Malheureusement, elles prennent la poussière dans le fond de votre disque dur, n’étant pour l’instant admirées que par vous. Qu’à cela ne tienne, il est temps de vous exposer au monde, ou du moins à votre entourage proche qui sera votre plus fidèle spectateur.

Créer un blog de photographie est un pas important vers la publication de votre œuvre. Il s’agit aujourd’hui d’une opération simplissime, car de nombreuses solutions existent, adaptées à tous les niveaux de connaissance informatique.

Dans tous les cas, le maître mot pour bien appréhender son photo-blog (et son blog en général), c’est :

Faites-vous plaisir !


Un blog est un outil de diffusion d’informations, certes, mais c’est avant tout un site personnel, personnalisé, et à votre personnalité ! Quelle que soit la raison qui vous pousse à diffuser vos photos par un blog, gardez toujours en tête que c’est votre espace, votre univers, qu’il vous reflète, autant que vos photos. Pas nécessaire donc d’être un cador de l’informatique pour simplement montrer ses images.

Première étape : Choisissez votre blog !

Ce choix sera basé sur vos connaissances en informatiques, sur vos capacités à maintenir votre blog. Votre expérience d’internet se limite à envoyer des e-mail et à regarder des sites web. Mais vous avez envie de rentrer dans la famille de ceux qui font l’internet et de montrer votre travail. Alors votre blog sera sur une plateforme de blog.

Pour choisir votre plateforme de blog :
Il en existe de très nombreuses. Il vaut mieux privilégier une plateforme « connue », hébergeant déjà de nombreux blogs. Pour plus de visibilité de votre blog, vérifiez qu’elle possède un annuaire de blogs en ligne, et une interface claire et intuitive.
www.typepad.com
www.blogger.com
www.wordpress.org

La création de votre blog en tant que telle se fait tout simplement en créant un compte sur la plateforme de blog (comme quand on crée un compte client dans un magasin en ligne). Vous devez bien entendu avoir auparavant une adresse e-mail, qui reste la base de toute opération sur internet en général. Sur le site de la plateforme vers laquelle se portera votre choix, il vous suffit de trouver le lien « sign in » ou « inscription ». Remplissez le formulaire en mettant toutes les informations le plus exactement possible. Vous recevrez une confirmation par e-mail, avec très certainement un lien de contrôle à cliquer. Et le tour est joué ! Vous pouvez déjà créer votre premier article !

N’oubliez-pas d’enregistrer les deux liens importants de votre blogs :
1/ le lien vers la page de votre blog : c’est celui que vous diffuserez à vos amis ;
2/ le lien vers l’interface d’administration de votre blog : c’est celui auquel vous vous connecterez avec votre identifiant et votre mot de passe pour créer vos articles et discuter avec vos amis dans les commentaires.

Deuxième étape : Choisissez votre « Design »

Sur la plupart des plateformes de blog, le design, aussi appelé « thème » ou « apparence », se choisit très simplement grâce à un onglet ou un menu qui porte ce nom. Lorsque vous y êtes, faites votre choix parmi les multiples prévisualisations disponibles déjà fournies par la plateforme. Vous avez parfois la possibilité d’appliquer le thème « juste pour voir » avant de l’installer définitivement.

Vous pouvez également télécharger votre propre thème en cherchant par google ou par des moteurs de thèmes gratuits ou payants. Les différentes démarches à suivre pour installer un thème provenant d’une source externe à la plateforme sont également bien expliquées par les différents sites que vous avez pu choisir.

Troisième étape : Préparez vos photos pour la mise en ligne

Avant de charger comme un fou vos images, il faut les sélectionner et faire un minimum de retouche, de recadrage et d’adaptation au format web. Cette étape cruciale dans le traitement de l’image, qu’on appelle l’Editing, sera développée plus amplement dans un article dédié.

Voici quand même quelques règles de base :
- il vaut mieux publier une seule bonne image que 10 de qualité moyenne.
- il est préférable de retailler l’image à la taille d’affichage définitive. Si vous souhaitez que votre image s’affiche sur 400 pixels de large dans votre blog, alors retaillez-la au préalable en 400 pixels de large sur votre logiciel de retouche.
- il est judicieux de placer dans votre image un « copyright » pour éviter de la retrouver à votre insu sur le site de quelqu’un d’autre. Il suffit simplement de mettre votre nom ou l’adresse de votre blog dans un coin de l’image, grâce à un outil texte de votre logiciel de retouche.
- préférez le format .jpg pour enregistrer votre photo (c’est le plus adapté à une photographie publiée sur internet)
- enfin, conservez toutes les images destinées à votre blog dans un seul répertoire sur votre disque dur. Le petit conseil en plus : renommez-les par ordre de publication pour les retrouver facilement (001-tata-chloe.jpg ; 002-coucher-de-soleil.jpg). Vous trouverez plus d’informations sur l’organisation de vos archives photo dans un prochain article.

Quatrième étape : Créez vos articles ou « posts » et uploadez vos images

En vous fiant à l’interface de la plateforme de blog, vous allez pouvoir créer votre premier article et mettre en ligne vos premières images.

Dans un premier temps, connectez-vous à l’interface d’administration de votre blog. Dans le tableau de bord, vous trouvez en général un accès direct vers la création d’un nouvel article. Vous pouvez également créer un nouvel article par le menu ou les onglets d’administration. Cliquez sur ce lien.

Vous aurez alors devant vous une page avec des champs et des cases à remplir.
- Le champs « titre » : remplissez le titre de votre article ;

- Le champs « article » : ce champs peut s’afficher en mode « html » (si vous connaissez le codage de texte pour le web) ou en « visuel » (si vous préférez laisser l’interface coder pour pouvoir mettre en page intuitivement, comme avec word).
C’est ici que vous chargerez votre image. En mode visuel, cliquez sur l’icône représentant une photo, pour « ajouter une image ». Choisissez de charger une image depuis votre ordinateur. Dans le champs « parcourir » (comme sur tous les sites où l’on peut charger des documents), sélectionnez le répertoire de votre disque dur dans lequel vous avez mis les images destinées à votre blog. Sélectionnez l’image que vous voulez charger (ou « uploader »). Choisissez ensuite comment vous voulez qu’elle s’affiche dans votre article (à gauche, à droite, au centre, avec le texte autour ou pas…), puis validez. Attendez quelques secondes que le fichier soit transféré jusqu’à la plateforme de blog. Votre image est alors visible dans votre article.
Au dessus ou en dessous de votre image, ajoutez (ou pas !) un petit texte qui décrit votre photo, votre état d’esprit pendant la prise de vue, ou les détails techniques de la photo, libre à vous de donner le ton que vous souhaitez à votre blog.

- Le champs « mots-clés » ou « tags » : mettez ici quelques mots clés qui serviront à retrouver votre article par des moteurs de recherche (par exemple : gros plan, soleil, noir et blanc, famille, enfant …)

- Le champs « catégorie » : il vous permet de regrouper vos articles ou vos photos dans des groupes identiques. Chaque blog possède ses propres catégories, comme par exemple « paysage », « couleur », « mes amis », « divagations » … Si vous ne savez pas encore quelle genre d’image vous allez publier, ce n’est pas grave. Vous pourrez créer vos catégories quand vous aurez plusieurs articles en ligne, plus tard, en modifiant l’article déjà publié.

- Cliquez sur le bouton « valider », « publier » ou « enregistrer ». Et voilà ! vous avez publié votre premier article !

Dernière(s) étape(s) : la mise à jour, les commentaires et les modifications

Pas la peine de vous précipiter et de passer des jours à mettre toutes vos images en ligne d’un seul coup. Vous pouvez vous donner un rythme et publier une photo par jour ou une par semaine. Si vous avez des dizaines et des dizaines de photos à publier, tant mieux ! cela vous assurera de nombreuses semaines de mises à jour, sans risquer de vous lasser.

Vous avez publié un article et vous vous rendez compte qu’il y a des fautes d’orthographe ? aucun problème, il vous suffit de modifier votre article en y accédant par votre interface d’administration. Vous pourrez modifier un article autant de fois que vous voudrez !

Vos amis aiment vos photos et commencent à ajouter des commentaires ? génial ! vous pouvez leur répondre en vous connectant à votre interface d’administration, et en accédant à l’onglet « commentaires » de votre blog. L’édition de réponse est généralement très intuitive. Certains thèmes vous permettent même de personnaliser l’affichage de votre commentaire afin que vos amis distinguent très facilement quand c’est vous qui parlez ou quand c’est un simple lecteur du blog. Vous pouvez aussi tout simplement afficher votre propre commentaire en gras (b) ou en italique (i).

Maintenant, c’est à vous d’animer votre blog !!

Les outils de base pour communiquer sur son entreprise

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By photographe, 26/08/2009

Monter son entreprise sans penser à sa démarche de communication, c’est comme construire un parc d’attraction dans une île déserte : on court à la faillite ! Il existe une foultitude de petits outils simples et efficaces pour pouvoir dialoguer avec le marché (clients, fournisseurs et concurrents). En voici plein !

S’il ne devait y en avoir que trois, les outils à privilégier seraient un téléphone (fixe ou mobile), la carte de visite et l’adresse (mail ou postale).

- Pour le téléphone fixe (en passant par France Télécom, votre fournisseur d’accès internet ou un logiciel de VOIP de type Skype), il faut miser sur la qualité du son avec un combiné adapté.

- Pour le téléphone mobile, vous devez choisir l’opérateur dont le réseau et les services couvriront au mieux vos besoins, et un appareil avec une grande autonomie.

- La carte de visite fournit les informations strictement nécessaires pour vous joindre, pas plus.

- L’adresse mail sera choisie avec un format « pro », idéalement votrenom@votresociété.com, à éviter donc les adresses de type kikoolol70@youpi.org.

- L’adresse postale est bien entendu celle de votre siège sociale, et si vous domiciliez votre entreprise chez vous, n’omettez pas de prévenir votre bureau de Poste et d’ajouter le nom de votre entreprise sur votre boîte aux lettres.

Les autres outils de communication à votre disposition sont nombreux et adaptés à toutes les situations.

- La brochure reprend les informations de la carte de visite et décrit l’activité à l’aide de visuels, avec plus ou moins de détails.

- Le site internet, s’il n’est pas au centre de votre activité, reprend au moins les informations de la brochure avec un lien direct à votre mail.

- Le profil que vous remplissez pour vous définir dans votre réseau virtuel ou réel (fiche membre de l’annuaire d’une association, profil de viadeo, globoos ou facebook…) est un CV de l’entrepreneur et à l’instar du CV de recherche d’emploi, il doit être rempli avec sérieux et être synthétique et détaillé à la fois.

- Le blog professionnel, outil chouchou depuis quelques années, est facile à créer et à gérer, mais n’a d’intérêt que s’il est régulièrement mis à jour avec des interventions pertinentes, et une interactivité avec les lecteurs par le biais des commentaires.

- Le forum, plus lourd, nécessite certaines compétences informatiques pour la mise en place et la gestion, il est utilisé lorsque l’on requiert une participation de la part de ses lecteurs.

- Le message du répondeur téléphonique, souvent oublié, doit être simple et efficace. Il peut également devenir un vecteur de communication, car vous pouvez y préciser les modalités pour vous contacter, par exemple « Madame X, Société Y, je suis en déplacement jusqu’au 18 / je suis joignable tous les jours de semaine aux heures de bureau / etc., laissez vos coordonnées, je vous contacterai à mon retour / dès demain ».

- Votre présence lors de manifestation (salon, débat, conférence, séminaire, formation…) doit tout autant être pensée comme un outil de communication puisque vous présenterez votre société. Il est stratégique de prévoir les supports publicitaires les plus appropriés dans votre paquetage (votre porte-document personnalisé, des objets promotionnels à offrir…)

Et pour finir, le moyen de communication le plus important pour votre entreprise, c’est VOUS-MEME !
Dans une conversation, 65% des informations passent par l’apparence, 55% par le visage, 38% par la voix et seulement 7% par le sens de vos mots. Vous devrez refléter l’image de votre entreprise, son sérieux, son professionnalisme, son ouverture d’esprit, sa sympathie, etc. grâce à votre attitude, votre élocution, votre tenue, vos accessoires … Une bonne excuse pour prendre soin de soi et de son look !

Les droits d’auteur expliqués à mon neveu

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By photographe, 26/08/2009

Mon petit Erwan, je suis contente que tu sois venu me voir pour me demander ce que c’est. Le droit d’auteur, malgré les apparences, est très simple à comprendre. Pourtant, il est complètement différent de l’idée qu’on a habituellement de la Propriété.

Tout d’abord, les personnes qui écrivent les lois ont défini le droit d’auteur dans ce qu’on appelle le « Code de la Propriété Intellectuelle ». Tu as déjà entendu parler de droit d’auteur à propos de la musique et des livres. C’est le même droit d’auteur qui concerne tous les créateurs d’oeuvre originale : les peintres, les sculpteurs, les dessinateurs, les photographes, les créateurs de logiciel aussi, et encore bien d’autres.

Que dit le Code de la Propriété Intellectuelle ? Il explique tout simplement que l’oeuvre appartient uniquement à celui qui l’a créée. Le droit d’auteur est divisé en deux parties différentes : le droit moral et le droit patrimonial.

Le droit moral ne se donne à personne d’autre (comme la liberté d’expression dans les droits de l’homme) : l’auteur a le droit de voir son nom figurer sur son oeuvre, le droit que l’oeuvre soit respectée, le droit que l’oeuvre ne soit ni transformée, ni détruite, ou même le droit que l’oeuvre ne soit jamais montrée à personne !

Le droit patrimonial, qu’on appelle aussi droit d’utilisation, peut se vendre en respectant certaines conditions. Le créateur peut vendre deux genres de droits : le droit de représentation et le droit de reproduction d’une oeuvre. Quelqu’un peut acheter l’autorisation d’utiliser une oeuvre pour la montrer au public une fois, c’est la représentation (par exemple, quand une chanson passe à la radio, ou qu’une peinture est exposée dans un musée). Quelqu’un peut acheter l’autorisation de copier l’oeuvre plusieurs fois, c’est la reproduction (par exemple, c’est ce que paye la maison de disque au chanteur pour sortir son album de musique, ou ce qu’une entreprise paye au photographe pour utiliser ses images dans une publicité).

Les conditions sont simples pour que quelqu’un puisse acheter un droit d’utilisation à un créateur. Il suffit de dire clairement pourquoi on va utiliser l’oeuvre, en précisant :

* le nombre de fois qu’on va s’en servir (par exemple, on va reproduire 1000 fois un tableau pour des cartes postales)
* sur quoi on va s’en servir (par exemple, dans un album de bande dessinée pour des dessins)
* combien de temps on va s’en servir (par exemple, la publicité va passer à la télévision pendant 3 mois)
* où on va s’en servir (par exemple, l’exposition de peinture sera faite à Lyon et à Paris)

Attention, il faut être exact ! parce que si une utilisation n’a pas été autorisée par l’auteur et par écrit, celui qui l’utilise est « hors-la-loi », comme les gens qui utilisent un logiciel informatique sans payer la licence. Et tout ça, même si l’auteur vend « gratuitement » ses droits d’utilisation !! Par exemple, quand quelqu’un achète une photographie à un auteur photographe, il peut l’utiliser uniquement pour l’usage qu’il a convenu avec le photographe.

En France, le droit d’utilisation est valable pendant encore 70 ans après la mort du créateur. Ce qui veut dire que ses enfants, et les enfants de ses enfants peuvent faire ce qu’ils veulent de l’oeuvre et vendre les droits d’utilisation comme ils en ont envie. Passé ce délai, les droits appartiennent à tout le monde : comme ça, les orchestres peuvent jouer des morceaux de Chopin et les musées exposer des peintures d’Ingres sans payer de droits d’auteurs parce que cela fait bien plus de 70 ans qu’ils sont morts !

Erwan, tu peux trouver des informations plus précises en allant sur la page sur le droit d’auteur de Wikipédia. Et pour savoir comment le droit d’auteur s’applique à la photographie, l’Union des Photographes Créateurs a édité un guide facile à lire destiné aux utilisateurs de photographies.

S’installer comme Photographe Auto-Entrepreneur

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By photographe, 27/07/2009

Le Photographe est un animal protéiforme : amateur, artiste, artisan, journaliste, industriel, esthète, formateur, auteur, consultant, metteur en scène, galeriste, scientifique, publiciste, aventurier, philanthrope, ermite, marketeur, écrivain, passionné, passionnant … Cela vous semble un joyeux charivari de personnages, et pourtant, il y a autant de métiers différents dans la photographie qu’il y a de Photographe.

Autrefois, avant de signer le contrat du Photographe, il fallait savoir dans quelle case on allait nous ranger : artisan ? auteur ? commerçant ? Malheur à toi, Photographe qui ne voulait pas rentrer dans un de ces trois moules !

Aujourd’hui, le gouvernement nous fait un très joli cadeau : le statut d’auto-entrepreneur ! je ne reviens pas sur ce qu’il apporte à tout un chacun, d’autres sites mieux renseignés en disent plus que moi. Ce statut magique permet enfin à l’animal Photographe de faire tout ce qu’il veut avec son talent, en supplément de son statut d’auteur ! Le Photographe peut changer d’objectifs comme il change d’objectif. Le photographe peut être formateur, éditeur, consultant, artiste, commerçant, auteur, artisan… tour à tour ou tous en même temps !

Mais le Photographe est un être fragile et sensible, il se questionne, s’interroge. Voici donc pour le Photographe inquiet, un début de réponse, en défrichant les mauvaises idées sur l’auto-entreprise …

Ce statut est intéressant pour un photographe qui souhaite vivre de sa photographie autrement qu’en cédant des droits d’auteur (comme pour la vente directe de carte postale par exemple). Par contre, dans la plupart des activités de photographe (par exemple pour faire un reportage pour un magazine), outre le statut de « pigiste » qui équivaut au statut de salarié en micro-CDD, le seul statut valable légalement est celui d’auteur ! Ce n’est pas un drame, car le statut d’auteur possède les mêmes avantages fiscaux et sociaux que le statut d’auto-entrepreneur :
- charge en fonction des montants de droits facturés, et non au forfait ;
- déclaration fiscale sur la déclaration de revenu + formulaire 2035 simplifié.
A la condition bien sûr que la seule chose que vous facturiez soit du droit d’auteur (impossible donc de vendre des cartes postales…). D’ailleurs, l’activité d’auteur est exclue du champ d’activité de l’auto-entrepreneur.

Je vous invite à consulter attentivement le site de l’Union des Photographes Créateurs qui regorge d’informations sur la profession de photographe.
Vous pouvez également acquérir le livre d’Eric Delamarre sur le sujet « Profession : Photographe » qui est une mine d’informations pratiques sur tous les statuts possibles pour s’installer comme photographe.

Il y a autant de configuration professionnelle possible qu’il y a de photographe. Alors renseignez-vous un maximum avant de prendre votre décision finale.

Les idées reçues sur le Photographe Auto-Entrepreneur :

« Le Photographe auto-entrepreneur ne paye pas ses charges sociales »

En ce qui concerne les déclarations sociales, le statut d’auto-entrepreneur n’est pas une dispense. Les charges sociales sont payées au même titre que n’importe quelle entreprise : la différence réside dans le fait que le régime micro-social permet de verser ces charges en pourcentage du chiffre d’affaire, et non au forfait. Ceci permet justement d’éviter de sur-endetter la jeune entreprise. Pour mémoire, c’est déjà le modèle de paiement de charge dont bénéficient les auteurs, dont les photographes (via Agessa) et les artistes (via Maison Des Artistes).

« Le Photographe auto-entrepreneur ne crée pas d’emploi »

Quid de l’auto-entrepreneur lui-même ? Créer une entreprise, même à faible ambition, c’est déjà créer de l’emploi : celui de l’entrepreneur. Et puis le Photographe n’est pas si solitaire qu’il en a l’air. Comme tout animal, qu’il soit social ou pas, il fait parti d’un « photosystème » comprenant de nombreux intervenants : fournisseurs de matériel, agences, laboratoires, graphistes, journalistes, éditeurs, imprimeurs, modèles, … ça aussi, c’est créer de l’emploi !

« Le Photographe auto-entrepreneur travaille « au noir »"

Le travail au noir, notamment le travail « du week-end » est un vrai problème, surtout dans la photographie. Les lois sont claires sur ce point, pourtant les travailleurs au noir continuent de travailler. Plutôt que de l’ignorer, l’état a préféré offrir la possibilité à ces travailleurs de légaliser leur activité d’appoint. L’auto-entrepreneuriat est une méthode pour contrer le travail illégal, peut-être pas parfaite, mais qui a le mérite d’exister.

« Le Photographe auto-entrepreneur ne respecte pas la déontologie »

En ce qui concerne la photographie, avec ou sans auto-entrepreneuriat, il y a un réel problème dans la profession depuis quelques années, qui ne cesse de grandir. Des nombreuses actions sont menées par les groupements professionnels. Pour être écoutés, pour agir efficacement, les photographes doivent se rassembler. Des combats ont été menés (et parfois gagnés) : négociations avec les Offices de Tourisme, lutte contre les D.R., combat contre le libre-de-droit. Je vous invite à vous rapprocher de la Maison des Photographes à Paris pour vous en rendre compte.

« Le Photographe auto-entrepreneur est une concurrence déloyale pour le Photographe artisan »

En ce qui concerne l’artisanat en particulier, la concurrence fait aussi partie du jeu. L’artisanat n’est pas qu’une méthode de production et de vente, c’est également un savoir-faire, un gage de professionnalisme, une marque de qualité, et aussi la personnalité d’un artisan qui transparaît dans son travail. Des éléments prônés sans relâche par les Chambres de Métiers, et qui me semblent difficilement compatibles avec une « activité du week-end ».

« L’auto-entrepreneuriat pour le Photographe, finalement, ça ne change rien »

La naissance du statut d’auto-entrepreneur permet surtout de réactiver le débat sur certaines professions « en danger » comme l’est la Photographie. C’est clair que le métier doit être repensé. Ce nouveau statut n’est ni LA solution, ni une fatalité, c’est juste une nouvelle option qui s’offre à nous, les Photographes. Alors amis Photographes, tous à vos méninges pour ré-inventer notre métier !

Restaurer des Diapos

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By photographe, 27/07/2009

L’avènement du numérique à relegué au fond de nos placards nos vieilles diapos. Maintenant que les scanner à diapo et à négatifs sont de plus en plus accessibles, il est intéressant de se replonger dans nos armoires pour retrouver tous ces bijoux cachés. Malheureusement, bien souvent, une surprise de taille attend l’explorateur photographique : les diapos et négatifs ont été gâtés par les outrages du temps. Il est donc nécessaire de mettre la main à la pate pour les récupérer.

Il y a trois étapes à respecter pour restaurer des diapositives : sauvegarder, nettoyer, restaurer.

1/ Sauvegarder :

Première étape, scanner la diapo abîmée, pour éviter de la perdre définitivement en cas de pépin pendant le traitement : avec un scanner personnel qui peut scanner les diapos, on utilise la qualité maximum du maximum. On peut aussi emmener la diapo à scanner en labo photo, c’est tout à fait bon marché maintenant (moins de 3€). En plus, si on perd patience pendant le nettoyage, on peut toujours faire la retouche directement sur l’image scannée, (moins contraignant et possibilité de revenir en arrière).

2/ Nettoyer :

Préparer une bassine avec de l’eau additionnée d’agent mouillant aux proportions indiquées sur l’emballage (se trouve dans les magasins spécialisés en photo) ou avec une minuscule pointe de liquide vaisselle (ça ne doit surtout pas mousser). Enlever avec des gants en coton la diapositive abimée de son cache. Tremper le film dans la bassine. Après une minute de trempage, la frotter très légèrement, sans appuyer, avec une petite éponge en viscose (non pelucheuse). On peut comme ça enlever le « moisi ». Sortir le film de l’eau, le pincer entre l’index et le majeur et le faire glisser entre les doigts pour enlever l’excédent d’eau. Remettre le film dans le cache et glisser la diapo dans un support à diapo vertical (genre ceux qui vont dans les projecteurs) pour la laisser sécher, à température ambiante, sans souffler dessus.

3/ Restaurer :

Pour cette partie, pas de mystère. Les zones qui ont disparu du film à cause des effets de la moisissure ne reviendront pas. Il va falloir les ré-inventer ! c’est la partie chiante et trèèèèès longue de la restauration. Si les diapos sont Noir et Blanc, c’est « rapide » puisque de l’encre à repiquer et un scalpel suffiront : l’encre permet d’ajouter du noir, le scalpel de gratter la gélatine pour enlever du noir. Si les diapos sont en couleur, il faut ajouter un film de gélatine transparente et non teintée et peindre à l’encre colorée photo par-dessus. Pour enlever de la matière, c’est plus difficile puisque la diapo couleur est en trois couches superposées : par exemple, pour enlever du noir, il faut gratter la couche bleu, la couche rouge et la couche verte, et c’est impossible d’enlever une seule couleur si c’est une couche inférieure. Autant dire que cette partie de la restauration de diapo doit être confiée à un professionnel, au moindre doute.
Sinon, (et c’est la fana du numérique qui cause) on peut utiliser le scan de la diapo pour faire les retouches sur l’ordinateur, ce qui est beaucoup plus rapide et facile (du moins, quand on connait le logiciel photoshop).

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